Le prévenu était alors au courant de la procédure pénale instruite contre lui. Par le fait même qu’il y a eu une perquisition à son domicile et qu’il a été entendu en qualité de personne prévenue en juin 2017, il était évident pour lui qu’il y aurait une suite. Par ailleurs, le prévenu a déjà été condamné par ordonnance pénale en 2016. Il savait donc comment se déroule une procédure en Suisse et que celle-ci pouvait notamment être clôturée par une ordonnance pénale.