La règle comporte certes des exceptions. Il en va notamment ainsi lorsque le refus d'instruire porte sur des moyens de preuve qui risquent de disparaître et qui visent des faits décisifs non encore élucidés, ou encore quand la sauvegarde de secrets est en jeu (arrêt 4P.117/1998 du 26 octobre 1998 consid. 1b/bb/aaa in SJ 1999 I 188). La doctrine évoque en lien avec la première hypothèse la nécessité de procéder à une expertise en raison des possibles altérations ou modifications de son objet (cf. arrêts du Tribunal fédéral 1B_432/2016 du 25 novembre 2016 consid. 1.2; 1B_240/2013 du 16 juillet 2013, consid.