Il ajoute qu’il est plausible que les dossiers des co-prévenus soient joints et que ceux-ci soient confrontés aux débats seulement. Par ailleurs, le prévenu a impliqué différentes personnes, comme complices et co-auteurs, qui n’ont pas encore pu être confrontées à ses dires dans leur propre procédure. Si le prévenu est laissé libre de communiquer, il aura très vite l’occasion d’orienter les intéressés de ses dires en procédure et de leur permettre ainsi d’adapter leurs déclarations en fonction des siennes. Le risque de collusion est donc encore important à ce stade de la procédure.