Il relève à juste titre que l’objet du contrat portait dans le paiement de l’œuvre, d’une part, et dans le transfert du titre de propriété, d’autre part, et non dans le virement subséquent de la part du prix de vente dévolue à l’artiste, qui relève d’un rapport juridique distinct. L’argent versé par la recourante sur le compte bancaire de la galeriste consistait ainsi en une prestation résultant du contrat, et non en des valeurs patrimoniales confiées en vue d’être conservées, administrées ou livrées. Le sort dévolu à l’argent encaissé étant sans pertinence pour le transfert de propriété de l’œuvre.