L’appréciation du risque de fuite doit se faire concrètement et ne doit pas reposer sur des spéculations. Or, l’avis clair exprimé par le père de la lésée, à savoir qu’il a voulu qu’il accueille sa fille en Suisse, est de nature à renforcer la perspective d’un acquittement ; à tout le moins, le recourant peut apprécier avec moins de crainte les risques de la procédure, et a de ce fait moins de raisons de quitter la Suisse et de perdre son statut de réfugié. A ce propos, la défense précise que le recourant est domicilié en Suisse depuis 13 ans et qu’il travaille régulièrement et à plein temps. Il gagne certes modestement sa vie, mais il la gagne par son travail.