Il ne ressort par ailleurs pas du dossier que le prévenu aurait tenté précédemment, par exemple dans la rue ou en tout autre lieu bien moins surveillé qu’une banque, de changer les billets qu’il avait en sa possession contre des francs suisses ou d’autres coupures en Euros. Sous cet angle, tout laisse à penser que le prévenu ignorait effectivement qu’il était en possession de faux billets et qu’il n’avait pas l’intention, pas même sous l’angle du dol éventuel, de mettre de faux billets en circulation. Dans ces conditions, les éléments constitutifs de l’infraction ne sont pas réunis.