La défense demande qu’en lieu et place soit ordonnée l’exécution du solde de peine que le prévenu doit encore subir et qui est de 116 jours. La défense se fonde à ce propos sur un arrêt publié du Tribunal fédéral (ATF 142 IV 367) selon lequel l’exécution d’une peine privative de liberté résultant d’une précédente condamnation constitue en principe une mesure de substitution adéquate. La défense est d’avis que le fait d’ordonner la détention pour des motifs de sûreté alors que la prévention qui fonde cette détention est contestée viole le principe d’innocence.