terreur sur tout son entourage selon les déclarations de plusieurs personnes ; il y a lieu d’admettre que dans ces circonstances et vu le comportement dominateur du prévenu, il existe des risques particuliers de collusion (ATF 132 I 21 consid. 3.4). Ces risques se sont du reste vérifiés dans la correspondance que le prévenu a adressées à une co-prévenue en détention, D.________, qu’il incitait à garder le silence dans la correspondance qu’il lui envoyait, étant précisé que malgré la position de chef qu’il lui avait donnée dans l’établissement, plusieurs personnes ont vu le prévenu la frapper parfois violemment.