L'auteur peut se rendre coupable de faux intellectuel dans les titres lorsqu'une facture au contenu inexact ne remplit pas qu'une fonction de facturation, mais qu'elle est destinée, objectivement et subjectivement, à servir au destinataire avant tout comme pièce comptable, si bien que sa comptabilité s'en trouve faussée. Une valeur probante accrue peut également exceptionnellement être reconnue à une facture en raison de la fonction de la personne les ayant établies (cf. médecin par rapport à l'assurance-maladie, architecte en charge de vérifier les factures, organe dirigeant d'une succursale bancaire).