Il sied de rappeler le contexte dans lequel le prévenu a envoyé ce courriel (cf. chiffres III.13.3 à III.13.10 ci-avant), qui a plongé les plaignants dans une angoisse constante et a nécessité la prise de plusieurs mesures, ainsi que de nombreux contacts avec la police cantonale bernoise. A cet égard, la jurisprudence retient que lorsque la victime est importunée de manière répétée et durant une période prolongée, au fil du temps, chaque acte devient susceptible de déployer un effet d’entrave comparable à celui de la violence ou de la menace sur la liberté d’action de la victime (ATF 141 IV 437, consid. 3.2).