Il sied de relever que le prévenu a été en mesure de fournir le numéro de téléphone de la partie plaignante (D. 63 l. 61), se souvenant visiblement très bien de la personne qu’il n’aurait, selon ses dires, plus vu depuis 2018. A ce titre, la 2e Chambre pénale rappelle que le prévenu a déclaré lors de l’audience des débats devant le Tribunal de première instance qu’il avait jusqu’à 20 clients par jour et encore plus le week-end (D. 355 l. 26-27). Il apparaît ainsi tout à fait surprenant que le prévenu se souvienne d’une cliente qu’il aurait conduite seulement 2 ou 3 fois en 2018 selon ses dires (D. 72 l. 29-30), plusieurs années après.