La Cour de céans relève ainsi que sur une période de deux ans entre le jugement de première instance et l’audience des débats, le prévenu aurait, selon ses dires, consacré tout son temps à la procédure de regroupement familiale relative à sa femme et au fils de cette dernière, en plus d’une opération subie à la main gauche. Aucun élément au dossier ne permet de déterminer de quelle manière le prévenu est parvenu à subvenir à ses besoins durant cette période et, d’un point de vue financier, à effectuer autant de trajets entre la Turquie et la Suisse que ce qu’il affirme.