décision d'accorder le sursis pour la peine complémentaire (partielle) est indépendante du jugement de la ou des peines de base. Elle peut être positive, même si le juge compétent pour la peine de base n'avait pas accordé le sursis à l'époque pour des raisons subjectives, car les conditions subjectives sont examinées ex nunc en fonction des circonstances au moment du jugement ultérieur. Lors de l'appréciation de la situation personnelle, le deuxième juge doit donc se baser sur le moment où la peine complémentaire a été prononcée (THOMAS DOMEISEN, in Basler Kommentar, Schweizerische Strafprozessordnung, 4e éd.