Il sied de relever que les condamnations du prévenu en France et en Allemagne ont un effet extrêmement négatif et que certaines d’entre elles ont été très lourdes. Contrairement à ce qu’a plaidé la défense, les antécédents du prévenu ne peuvent pas être qualifiés d’anciens, dans la mesure où les faits commis en Suisse l’ont été très peu de temps après ceux qui ont été perpétrés en Allemagne. En outre, les faits commis en France l’ont été 4 à 6 ans avant ceux commis en Allemagne, étant relevé que le prévenu avait été condamné dans l’intervalle en France à une peine privative