Aucun élément de preuve au dossier ne permet d’établir que le prévenu aurait utilisé son faux permis de conduire russe. Lors des débats en appel, le prévenu a confirmé qu’il n’avait pas fait usage de son permis de conduire russe durant son séjour en Suisse. 16.3.3 S’agissant de la connaissance du fait que le document en question était un faux, les explications du prévenu à ce propos sont particulièrement incongrues. Il est extrêmement douteux qu’il se soit rendu en Russie, qui ne constitue pas son pays d’origine et où il ne résidait pas, afin de passer un examen de conduite pour obtenir un permis de conduire.