La persistance du prévenu à profiter du système et à en exploiter les failles doit tout particulièrement être relevée, tout comme l’augmentation de la gravité de ses actes. Il en va de même de son absence de sensibilité à la sanction, dans la mesure où le prononcé d’une peine privative de liberté de 20 mois avec sursis n’a pas suffi à le dissuader de récidiver à brève échéance. Ce faisant, son manque total de remise en question et son absence de prise de conscience doivent être soulignés. Partant, le prononcé de l’expulsion du prévenu ne saurait de toute évidence contrevenir à l’ALCP.