Un tel prononcé relativiserait au contraire la dangerosité du comportement du prévenu. Au demeurant et compte tenu de sa situation financière obérée et de ses très nombreuses dettes, qui s’élèvent à plusieurs centaines de milliers de francs, il serait extrêmement douteux qu’une peine pécuniaire puisse être exécutée. Dans de telles conditions, si une peine pécuniaire devait être prononcée au cas d’espèce, le prévenu ne s’en trouverait nullement impacté, ce qui aurait pour effet de créer un sentiment d’impunité à l’égard de l’ordre juridique.