La peine privative de liberté de 44 mois est très largement supérieure à la limite qui pourrait conduire à examiner plus en détail le principe de proportionnalité. Les agissements du prévenu témoignent d’un profond mépris pour la sécurité publique et pour les règles fondamentales de la société. Le prévenu a agi en groupe, manifestant une violence et une dangerosité réelles. Son intérêt à demeurer en Suisse repose principalement sur des considérations professionnelles et affectives très limitées : il n’a pas de famille à charge ni de situation économique stable ou de dépendance particulière.