Ce déplacement s’est déroulé dans un climat de contrainte psychologique intense, nourri par la crainte légitime de nouvelles agressions et par la pression collective exercée par le groupe, dont plusieurs membres étaient connus pour leur comportement violent. L’image de vidéosurveillance figurant au dossier (D. 85) montre que la partie plaignante était encerclée, tandis que le prévenu se tenait à son immédiate proximité, formant avec les autres membres une disposition évoquant une formation militaire. Une telle configuration rendait toute fuite impossible et accentuait la contrainte psychologique exercée sur la victime.