Force est de constater que le cas d’espèce s’éloigne très fortement de l’état de fait standard, compte tenu du moment de la journée durant lequel l’infraction a été commise – à savoir en fin d’après-midi, ce qui implique un trafic plus important et mixte que durant la nuit, après la fermeture d’un établissement – des récidives topiques tant pénales qu’administratives, de la distance parcourue (une trentaine de kilomètres) et de la consommation quotidienne de stupéfiants et d’alcool à l’époque de faits, selon les propres déclarations du prévenu.