En l’espèce, il n’existe aucun élément au dossier permettant d’affirmer que le prévenu aurait été toxicodépendant. Au contraire, il apparaît que celui-ci a pu arrêter toute consommation de stupéfiants de sa propre initiative (D. 22 l. 62-65). Au surplus, le trafic de stupéfiants n’a pas été mis en place dans le seul but de financer sa consommation personnelle. S’il avait été toxicodépendant, le prévenu aurait bien plutôt conservé la totalité des stupéfiants trouvés pour sa propre consommation. Partant, aucune réduction de peine ne saurait être accordée au prévenu sur la base de l'art. 19 al. 3 let. b LStup. 27.13