La quantité de stupéfiants en cause constitue à cet égard un élément central d'appréciation, même si d'autres critères sont également susceptibles d'être pris en considération, tels les risques liés à une drogue particulièrement pure ou à un mélange dangereux. Dans ce contexte, les quantités limites tiennent compte du danger potentiel que ces substances occasionnent et des atteintes durables à la santé résultant d'une consommation régulière. La jurisprudence a fixé la limite du cas grave à 12 grammes pour la méthamphétamine pure (ATF 145 IV 312, consid. 2.2 et 2.4 ; CORBOZ, Les infractions en droit suisse, Volume II, 3e éd.