Au demeurant, même s’il est avéré que les prévenus ont effectivement travaillé périodiquement au cours des dernières années, cela ne suffit évidemment pas pour démontrer leur intégration dans le monde professionnel helvétique, compte tenu des importantes périodes de chômage et de l’aide sociale dont ils dépendaient en grande partie depuis 2010. Ce faisant, la situation actuelle des prévenus est extrêmement précaire sur le plan financier. Le prévenu serait même retourné au Portugal car ses revenus, de l’ordre de CHF 1'700.00, ne lui permettent pas de subvenir à ses besoins en Suisse.