La durée du séjour en Suisse des prévenus peut certes être qualifiée d’importante, sans que cet aspect ne soit en soi décisif au vu de leur manque d’intégration et des liens étroits (y compris familiaux) qu’ils ont conservés avec leur pays d’origine, où ils ne se trouveraient pas démunis. En effet, rien n’indique que leur réinsertion y serait plus compliquée qu’en Suisse, ni même qu’elle y serait difficile, étant rappelé qu’ils y bénéficient d’un réseau de soutien préexistant, si tant est que cela leur soit nécessaire. 30.16 Au demeurant