Force est ainsi de constater qu’il s’agit d’une peine relativement conséquente. Le Tribunal régional a ainsi prononcé une expulsion du territoire suisse d’une durée de 7 ans, sans toutefois se donner la peine de motiver sa réflexion quant à la durée de la mesure, ce qui est quelque peu regrettable (D. 777). La Cour de céans ne saurait donc aller au-delà de cette durée en vertu de l’interdiction de la reformatio in peius. Il n’en demeure pas moins qu’au regard du danger éminemment sérieux que représente le prévenu pour la collectivité, une expulsion supérieure à la durée minimale de 5 ans doit, dans tous les cas, être prononcée.