Dans ces circonstances, il est évident que les intérêts publics à l’expulsion du prévenu sont largement supérieurs à ses intérêts privés à demeurer en Suisse. Pour rappel, le prévenu n’a pas de famille nucléaire dans le pays et aucune attache particulière en Suisse où il n’est arrivé qu’à l’âge de 33 ans. Quand bien même il est sur le territoire depuis plus de 20 ans, il a passé ses premières années sur le sol helvétique sans droit de séjour et n’a pu rester qu’à la suite d’un mariage avec une suissesse dont il est aujourd’hui divorcé de longue date et avec laquelle il n’entretient plus de contact.