En sus des dégâts occasionnés à la santé des consommateurs, le prévenu est dépendant financièrement de la collectivité et endetté, ce d’autant que le maintien de sa rente invalidité est fortement menacé et que celle-ci est actuellement suspendue, respectivement doit faire l’objet d’une expertise psychiatrique du point de vue des assurances sociales. Le fait que le prévenu ait travaillé quelques temps jusqu’en 2017 ne saurait avoir d’impact significatif quant à ce qui précède. Dans ces circonstances, il est évident que les intérêts publics à l’expulsion du prévenu sont largement supérieurs à ses intérêts privés à demeurer en Suisse.