Ce qui précède est d’autant plus vrai que certains médicaments écoulés par le prévenu étaient en réalité des dérivés de drogues dures telle que la morphine par exemple ou encore des opiacés dont les dangers sont bien connus. En sus des dégâts occasionnés à la santé des consommateurs, le prévenu est dépendant financièrement de la collectivité et endetté, ce d’autant que le maintien de sa rente invalidité est fortement menacé et que celle-ci est actuellement suspendue, respectivement doit faire l’objet d’une expertise psychiatrique du point de vue des assurances sociales.