Le fait que le prévenu ait essentiellement fait le commerce de médicaments sur ordonnance et non de drogue dure par exemple (bien qu’il en ait également remis à des tiers), ne change rien à ce constat. En effet, le prévenu n’avait aucune connaissance pharmaceutique ou médicale quant aux produits qu’il remettait et l’emploi de médicaments sans prescription peut être tout autant dangereuse dans ces circonstances pour la santé publique que les drogues dures telles que la cocaïne ou l’héroïne. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le trafic de médicaments soumis à prescription tombe également sous le