Il est même particulièrement étonnant, vu les diagnostics médicaux dont il a brièvement été question ci-dessus, que la détention conséquente du prévenu dans cette affaire (290 jours) se soit particulièrement bien passée, notamment avec les autres codétenus (D. 705 l. 1-7). Cela tend manifestement à amoindrir les conséquences de ses problèmes de santé psychiques lorsque son environnement change et que celui-ci n’est peut-être plus toujours aussi réconfortant que ce qu’il a été en Suisse. A cela s’ajoute que malgré les enjeux, le prévenu n’est nullement apparu anxieux ou perturbé de quelconque manière à l’audience d’appel.