trafic de grande ampleur, manifestement supérieure à celle que le prévenu a bien voulu admettre – il est pour rappel fait référence à 2'674 pièces de médicaments soumises à ordonnance (D. 767). L’argent obtenu par le prévenu grâce à son trafic n’a en rien servi à améliorer son intégration en Suisse, par exemple pour s’extraire de l’aide social ou financer une reconversion professionnelle. Au contraire, il a essentiellement été dévolu à sa propre consommation (modérée) de stupéfiants et de cigarettes (cette dernière étant particulièrement élevée), à se nourrir, à se vêtir et à acquérir divers bien de consommation courante.