Concernant les activités économiques du prévenu, celui-ci finançait pour partie l’achat de médicaments sur ordonnance avec l’argent qui lui était versé par les autorités, respectivement pour partie avec les bénéfices issus de la vente de produits stupéfiants (D. 155 l. 105-107). A relever que le prévenu n’est pas parvenu à expliquer pourquoi, malgré une invalidité théorique de 100%, il a pourtant été capable de mettre en place un vaste trafic de médicaments lui rapportant plusieurs milliers de francs par mois et qui impliquait notamment de l’organisation et de nombreux voyages en Suisse romande (E.________, H.________, G.________,