Attendu que l’objectif de cet appel téléphonique était précisément de savoir comment réagir « au cas où la police débarquerait » chez lui, comme l’a déclaré le prévenu (D. 108 l. 39-40), il est évident qu’il a disposé de tout le temps nécessaire pour mettre en place une stratégie de défense avant sa première audition. Le récit qu’il a donné à ce sujet auprès de la police apparaît d’ailleurs pour le moins surprenant : le prévenu n’a en effet donné aucun détail particulier quant au contenu exact de la discussion téléphonique avec la mère de la partie plaigante (D. 109 l. 60-61).