Attendu que les atteintes à l’intégrité sexuelle commises au préjudice de mineurs sont un sujet extrêmement sensible – tant pour les victimes que pour les personnes mises dans la confidence – on ne saurait reprocher à la partie plaignante d’avoir attendu d’être en présence de la bonne thérapeute pour évoquer les faits faisant l’objet de la présente procédure. En effet, le processus de prise de conscience d’un traumatisme vécu durant l’enfance est complexe et peut prendre du temps, de sorte que rien dans l’examen du critère de la genèse des déclarations de la partie plaignante ne tend à décrédibiliser ses propos. 12.1.5