Le prévenu a disposé de plus de 2 mois pour préparer la version des faits qu’il allait livrer, le cas échéant, aux autorités. Il a d’ailleurs reconnu s’être entretenu avec son fils à ce propos, quelques temps avant sa première audition, quant à la suite qui pouvait être donnée à cette affaire et aux dispositions qu’il conviendrait de prendre en fonction de l’évolution de celle-ci (soit de prendre un avocat, de poser des questions et de savoir « où c’est que ça en est » [D. 94 l. 28-33]). Cette manière de préparer le terrain, en amont de possibles complications judiciaires, interpelle grandement. La lecture du SMS du 4 octobre 2022