La défense ne saurait dès lors tirer un quelconque argument du fait que la victime n’a pas immédiatement livré une version aussi complète aux membres de sa famille – lesquels étaient à l’évidence sous le choc à ce moment-là – que lors de son audition LAVI menée par des professionnels. Cela est d’autant plus vrai qu’N.________ a précisé que la victime avait raconté « la même chose », tant aux grands-parents au domicile de ces derniers qu’envers elle et son père L.________ alors qu’ils étaient encore chez D.________ (D. 85 l. 116-118). Cela démontre une nouvelle fois toute la constance dans le récit d’C.________. Il n’en demeure pas