Quant à la condamnation à la base de la présente procédure, quand bien même le bien juridique lésé n’est pas cardinal, il s’agit sans conteste de la plus grave. En effet, l’activité coupable a été déployée sur trois ans et le prévenu a fait preuve d’une persévérance notable dans ses agissements puisque la première convention de remboursement est datée du mois de décembre 2020 mais que le prévenu a ensuite continué ses agissements durant plusieurs mois (D. 24-25). Le préjudice causé à la collectivité, de CHF 80'000.00, est important – de même que le gain mensuel illicite réalisé de CHF 1'600.00