En effet, dans les rapports externes, l’art. 50 al. 1 CO prévoit que les coresponsables sont tenus solidairement de réparer le dommage causé, sans qu’il y ait lieu de distinguer entre l’instigateur, l’auteur principal et le complice. La répartition de la gravité de la faute entre chaque coresponsable ne saurait ainsi amener à une obligation de réparer différente vis-à- vis du lésé, le principe voulant que le lésé puisse rechercher un coresponsable en réparation de l’entier du dommage. En revanche, le degré de la faute peut jouer un rôle dans les rapports internes entre les coresponsables, en cas d’action récursoire au sens de l’art.