S’agissant de l’abus de confiance, même si la loi prévoit la possibilité de prononcer une pécuniaire ou une peine privative de liberté, force est de constater que seule une peine privative de liberté peut adéquatement punir l’infraction d’abus de confiance commise par le prévenu en l’espèce. Comme l’a retenu à juste titre le Tribunal de première instance, la peine à infliger dans le cas d’espèce excède en effet largement 180 unités pénales, au vu du montant du délit et du mode opératoire. De plus, les graves conséquences du délit sur les parties plaignantes excluent également le choix d’une peine pécuniaire.