En tout état de cause, les intérêts publics à l’expulsion du prévenu l’emportent manifestement face à son intérêt privé à rester en Suisse, de sorte que l’expulsion doit, dans tous les cas, être prononcée. En effet, il est rappelé que le prévenu a commis de nombreuses infractions – dont certaines graves – dans le cadre de l’affaire traitée en 2019 par le Tribunal cantonal des mineurs. Malgré la lourde sanction prononcée en droit des mineurs, à savoir une peine privative de liberté de 7 mois et 2 semaines avec sursis pendant 18 mois, le prévenu a récidivé durant le délai d’épreuve, ce qui a donné lieu à la présente procédure.