première instance et que son comportement en prison a été jugé correct, sans être pour autant irréprochable (D. 834). Le prévenu a démontré également une absence crasse de prise de conscience par rapport aux infractions qu’il a commises. A cet égard, il a tenu les propos suivants lors des débats de première instance : « Il peut se passer des choses, vous n’êtes pas prêt, cela peut arriver au travail, en voiture. Tout peut arriver, ce n’est pas votre faute » (D. 364 l. 44-45), ou encore : « juste ce soir-là, je n’ai pas eu de chance » (D. 354 l. 32).