La privation de liberté selon le droit des mineurs et la peine privative de liberté selon le droit des majeurs sont des sanctions de même genre. Pour qu’un auteur soit puni d’une privation de liberté supérieure à six mois pour des infractions commises en tant que mineur, il faut qu’il ait commis des infractions graves, voire très graves. Son imperméabilité à la sanction prononcée pour des infractions commises en tant que mineur justifie dès lors d’autant plus de ne pas occulter l’antécédent en question dans le pronostic à faire en droit pénal ordinaire. 28.2.8 Il découle de ce qui précède que l’art. 42 al. 2 CP est applicable en l’espèce.