En effet, les membres du groupe du prévenu savaient qu’asséner des coups de pied à une personne au sol était particulièrement grave – ils pensaient en l’occurrence à une tentative de meurtre (D. 32 l. 61-62 ; D. 87 l. 75-80). Prétendre que E.________ avait reçu un coup de poing au visage permettait dans le même temps de justifier la lésion à la joue sans pour autant insinuer que le prévenu avait donné des coups de pied au sol. Le prévenu a d’ailleurs essayé de faire le lien entre son soi-disant coup de poing et la blessure à la joue de E.________ : « Je lui ai mis une patate au visage.