Tout d’abord, s’agissant de ses intérêts privés à demeurer en Suisse, ceux-ci doivent être relativisés. En effet, le prévenu n’a pas la garde de ses enfants et il ne les voit qu’un week-end sur deux. A cela s’ajoute que le prévenu a négligé à réitérées reprises ses obligations à leur égard en ne versant pas les contributions d’entretien qu’il leur devait. En effet, le prévenu a été condamné, à deux reprises, pour violation d’une obligation d’entretien, tout d’abord en 2017 puis en 2018. A ce titre, le prévenu a été d’abord condamné à une peine pécuniaire de 40 jours-amende, puis de 90 jours-amende.