Eu égard à ce qui précède, l’intégration du prévenu qui n’a plus de titre de séjour peut être considérée comme particulièrement mauvaise en raison de sa situation sociale et financière désastreuse. Le prévenu ne travaille pas et n’a presque jamais travaillé depuis son arrivée sur le territoire helvétique si l’on fait abstraction des programmes d’occupation dont il a bénéficié. Il ne fait pas partie d’une association en Suisse ni ne prend part à des activités créatives, culturelles ou sportives. Le dossier ne permet pas de conclure que le prévenu dispose d’un réseau social développé en Suisse et qu’il y serait intégré socialement.