En l’espèce, au vu des circonstances du cas particulier, une addition pure et simple pour aboutir à une peine de base de 102 mois sanctionnerait de manière excessive la gravité de la faute commise, ainsi que l’a plaidé la défense. Toutefois, comme exposé par le Parquet général, et indépendamment de l’absence de pouvoir décisionnel de l’auteur sur la question du type de stupéfiants vendus, le résultat de l’infraction est tout de même clairement plus important dans un cas où deux sortes de stupéfiants ont fait l’objet de l’infraction, cette diversification permettant de toucher un plus grand nombre de consommateurs et facilitant l’accès à un autre type de drogue.