Cet intérêt est aussi très faible, vu le bien juridique lésé et le fait que le montant de l’infraction commise depuis le 1er octobre 2016 est de CHF 9'000.00 seulement. Selon la défense, le risque de récidive est également très faible, le prévenu ayant désormais un emploi et participant par ailleurs à la vie économique suisse, vu le prélèvement d’’impôt à la source. Enfin, la réinsertion du prévenu dans son pays d’origine, où il n’est pas retourné depuis 20 ans, serait beaucoup plus compliquée qu’en Suisse, où elle est déjà réalisée, et mettrait un terme au soutien financier qu’il assure à ses enfants.