Cela est d’autant plus regrettable que 3 ans et demi se sont écoulés entre les faits et le moment où le Ministère public a finalement décidé de renvoyer les prévenus pardevant le Tribunal régional sans jamais les avoir entendus ou fait auditionner. En effet, il est rappelé que les ordonnances pénales valant actes d’accusation n’ont été transmises à l’autorité de première instance que le 14 avril 2023 pour C.________, respectivement le 22 mai 2023 pour A.________. Ce retard est d’autant plus étonnant que les faits reprochés étaient extrêmement simples. Dans ces circonstances et en l’absence presque totale d’acte d’