S’agissant de la violation du principe de célérité, force est de constater que la phase d’instruction a été grandement lacunaire en l’espèce à l’égard des prévenus. En effet, quand bien même l’ouverture de la procédure pénale à leur encontre est intervenue presque immédiatement après les faits, aucune audition formelle n’a été menée par la police ou le Ministère public. Le seul acte d’enquête à proprement parler les ayant concernés est la perquisition qui s’est déroulée une année après les faits, soit le 20 novembre 2020.