Il résulte de ce qui précède que les nombreuses sanctions prononcées sont systématiquement restées sans effet sur le prévenu, lequel n’est jamais sorti de la délinquance depuis son arrivée en Suisse. A titre d’exemple, quand bien même il a écopé en 2019 de deux peines privatives de liberté fermes (l’une de 90 jours, l’autre de 30 jours) pour des faits commis en 2018, cela ne l’a pas empêché de récidiver en 2020 et 2021 pour finalement être condamné à nouveau le 29 octobre 2021. Le prévenu s’en prend régulièrement aux mêmes biens juridiquement protégés.